Alice Guy Fondation depuis 1996

Alice Guy Fondation depuis 1996

dimanche 5 mai 2013

Le premier grand studio d¡Alice Guy en1904 Buttes Chaumont

Le premier grand studio d¡Alice Guy en1904 Buttes Chaumo

Maurice Gianati a-t-il existé ? le 13 mars 2011 jour de l'explosion d'une de "ses" centrale a Fukushima

Maurice "Nucleaire" Gianati chercheur a-t-il existé ? le 13 mars 2011 jour de l'explosion d'une centrale a Fukushima


Quelques remarques sur les arguments de M Gianati

Cette conférence étant devenue la base des articles français de Wikipedia sur Alice Guy, il me parait utile d'en faire une modeste critique
La conférence se déroule en quatre phases.
Première phase: Il est impossible qu'Alice Guy ait tourné la fée aux choux en 1896 !
  • S'il est de 1896, ce film a été tourné en 60mm et on ne peut obtenir un film 35mm de 20m à partir du 60mm. Il est en outre impossible qu'il en fut tiré 80 copies ainsi qu'elle le prétend.
Le chronophotographe de 60mm a des bobines de 35m 1000 images 1, il est donc possible d'obtenir un film de 20m 35mm.
Alice parle des 80 copies dans un article au New Jersey Star: "This film was so successful that it sold eighty copies and had to be remade at least twice, as the original prints disintegrated "2
Rien ne dit qu'il s'agit de copies 60mm en 1896.
Victor Bachy interviewe Alice en 1863 ( elle a 90 ans) et elle lui montre la coupure de presse ou le journaliste du Star ajoute: " l'expérience dans ce domaine de Mme Alice Guy remonte à 1895" et ou elle a corrigé: 1896.

Léon Gaumont écrit explicitement, dans son projet de nouvelle notice pour les établissements Gaumont, qu'Alice a débuté en 18963
  • Alice Guy ne reconnait rien dans un catalogue 1900 de la maison Gaumont, donc elle n'a rien tourné avant 1900
La réaction d'Alice Guy est interprétée comme étant celle d'une personne en pleine confusion qui refuse de reconnaître la vérité avec par exemple : " je n'ai jamais vu cette vie du Christ".
Dans la suite de la conférence, comme chez d'autres historiens, il est expliqué que Lear avait tourné une vie du Christ et avait vendu l'ensemble de ces négatifs à Gaumont. Une explication simple de ce catalogue peut donc être: Gaumont, ravi de l'aubaine, fait imprimer un catalogue avec les films achetés à Lear et à d'autres et celui ci est évidemment complètement inconnu d'Alice. 4
  • Le film n’apparaît que dans le catalogue 1901 et porte me n°379 près des vues de l'exposition et de la visite du président Loubet (n° 397). Il est donc de 1900 au minimum
C'est l'argument classique des partisans d'une date tardive.
Il faut tout de même remarquer qu'il est encadré par les n°377,378 et 380 qui sont des retirages de 60mm 5
Ce film est le seul, sur 478 décrits dans le catalogue, à porter la mention "très gros succès" ce qui suppose qu'il a déjà une carrière derrière lui.
McMahan suggère que "la fée aux choux" fut tourné comme film de démonstration afin d'obtenir le contrat du Chatelet pour le tournage et la projection de "la Biche aux bois" en 1896. 6 Ceci, joint à une possible indisponibilité due a la destruction du négatif ("(the film) had to be remade at least twice, as the original prints disintegrated"7) expliquerait la présence tardive au catalogue.

Deuxième phase: Alice n'a pas tourné la fée aux choux mais d'autres l'ont fait.
Il y a là un curieux changement d'argumentation, car si Alice ne l'a pas tourné il était inutile de démontrer que le film était de 1900. La première phase ne sert qu'à introduire "le doute".

  • Les premiers films de fiction de la maison Gaumont sont l'oeuvre d'Hatot, de Breteau et de Lear, voire d'autres.
Ces trois auteurs ont surement faits ou vendus 8 des films à Gaumont, mais pourquoi cela exclurait t'il Alice de la réalisation à cette période ?
Ceci est pourtant pris comme base indiscutable: sans aucune preuve il est affirmé qu'Alice n'a pas tourné avant 1902. Logiquement il s'en suit qu'un des trois serait l'auteur de "la fée aux choux", sujet typiquement masculin.
  • Il situe les débuts d'Alice dans le jardin de la maison que louait Gaumont à Alice en face des ateliers de l'autre coté de la ruelle des sonneries.
Il présente comme argument un tableau de cette maison qui la représente comme une agréable villa avec un vaste jardin fleuri. Si on se rapporte au plan parcellaire la largeur totale du terrain est de 10m, Alice a surement raison de qualifier ce lieu "d'horrible machin" et d'affirmer à Victor Bachy qu'elle habitait quai Maquais quand elle a tourné 9
Ce lieu ne semble être évoqué que pour refuser à Alice tout début en 1896 puisque Gaumont achètera la maison en 1897.10
D'autre part il est très improbable que des films aient été réalisés, comme il l'affirme, sur la terrasse située à gauche, au Nord, de l'atelier vu sa largeur et l'ombre que celui ci projetterait.
La terrasse disparaît d'ailleurs en 1899 au profit d'un agrandissement.11
Il est par contre probable que les premiers films de fiction ( y compris ceux d'Alice) ont été réalisés dans le fond du jardin de la maison de Gaumont12, à proximité de l'atelier de 1897 et qu'il a existé ensuite un studio, une verrière convenable13, avant la construction de la cathédrale en 1905.

Troisième phase: La carrière d'Alice Guy commence en 1902
Pour réaliser cette démonstration sans trop d'incohérences avec les textes, il va falloir affirmer que le premier film d'Alice est "sage femme de première classe" de 1902 (puisqu'il correspond à peu près à la description des mémoires d'Alice et que la première "fée aux choux" n'est pas son oeuvre.)

  • Selon M Gianati le premier film d"Alice, qui "fréquentait les studios de la Villette et a peut être donné des idées de films", serait de 1902
Dans le "courrier du cinéma" du Temps du 23 Septembre 1933 quelques lignes " Germaine Dulac fut chez nous la première femme metteur en scène Après elle vint en Amérique Dorothy Azner .."
Dans le numéro du 30 Septembre on lit "Mme Blaché proteste et revendique pour elle le titre de "première femme metteur en scène dans une longue lettre ....( elle écrit :) " de 1897 à 1907 j'ai dirigé la production de la maison Gaumont, ayant sous mes ordres des artistes de talent tel Feuillade, Jasset, etc...". Elle signale aussi qu'elle a reçu les palmes académiques en 1907 en tant que "directrice de théatre". 14
De plus en 1936, Alice écrit à Léon Gaumont "A la tête du service de prise de vues... j'y ai consacré durant 11 ans le meilleur de moi même ".
Léon Gaumont aurait évidemment protesté en 1933 devant la publication d'affabulations dans un grand journal et répondu courtoisement en 1936 à "Mme Alice" qu'elle se trompait.
Léon Gaumont écrit lui même qu'elle débuta en 1896.15
Ces trois faits sont ignorés par M Gianati qui préfère dire que Léon Gaumont a confié vers 1902 ( voire plus tard) la direction de la production de sa maison à une personne, une femme, totalement inexpérimentée .
  • Le premier film d'Alice ne serait donc pas "la fée aux choux" du catalogue 1901 mais "Sage femme de première classe " du catalogue 1902. 16
Dans ce dernier film il n'y a pas de fée, il s'agit d'une marchande de bébés, bien achalandée ( 6 bébés vivants), Mme Féauchoux, à laquelle un jeune couple achète un bébé.Il ne viendrait à personne l'idée d'intituler ce film "la fée aux choux", si ce n'est le nom de la marchande du film. Ce nom indique plutôt un clin d'oeil d'un metteur en scène qui fait un remake (On ne fait pas un remake un an après la sortie d'un film, même en 1902).
  • M Gianati amène un argument nouveau: Yvonne Serand a 10 ans en 1896 et ne peut être la fée.alors que dans ses mémoires Alice l'a désigne comme son actrice. Il en déduit qu'Alice ayant menti, il faut remettre en cause tout ce qu'elle dit.
Il faut tout de même remarquer que quand Alice décrit le tournage de la fée aux choux, elle dit qu'elle l'a fait "avec des amis", sans plus de précisions. Ce n'est que beaucoup plus loin dans le texte qu'elle dit "on me donna deux assistants... Louis Feuillade ... et une secrétaire, Yvonne Serand qui joua dans la fée aux choux et deviendra la femme du metteur en scène Arnaud".
Si on considère "sage femme de première classe" comme un remake, la confusion est parfaitement pardonnable à ce point du texte.
Ce paragraphe des mémoires d'Alice est vraiment un "raccourci" puisqu'elle écrit "Jusque là j'avais travaillé seule. Après quelques mois on me donna deux assistants (Feuillade et Yvonne Serand)".
Même en admettant la date tardive de 1902 pour un début de carrière, Feuillade arrive plus de 3 ans après et il est peu probable qu'Yvonne Serand soit embauchée à 16,17 ans.
  • Alice est décidément de mauvaise foi quand elle dit à Victor Bachy " une sage femme ? je n'aurais jamais oser à cette époque" alors qu'elle a 29 ans
Il faut citer intégralement le passage de l'interview d'Alice à 90 ans (1964)
VB: "Dans une autre partie du livre (de Georges Sadoul) il cite comme vos films "la fée aux choux et "les aventures d'une sage femme". Dans un passage il les confond tous les deux , dans un autre il en fait allusion séparément Est ce qu'il y a vraiment deux films distincts ? "
AG: "L'histoire d'une sage femme ? A cette époque là je n'aurais jamais osé parler de ce genre de chose. "La fée aux choux" Ça fait partie de mon histoire"
Alice est une femme de bonne famille, elle raconte dans ses mémoires que "le plus embarrassant moment de sa vie" fut lorsque chez des amis, à la fin d'un cylindre qu'elle avait amené, on entend soudain une voix qui chante un couplet grivois.
Il est probable qu'elle interprète la question au premier degré et que pour elle il est inimaginable de conter les aventures d'une accoucheuse.17
Il est cependant également probable qu'Alice elle même confond les deux films ou leur donne le même titre puisqu'elle écrit à Louis Gaumont en 1954: "Dans la photo de la fée aux choux figurent mes amies Germaine Serand et Yvonne Serand ( qui deviendra plus tard Mme Arnaud)"
Les photos de tournage, dont elle dit elle même qu'elles ont été faites "après coup", l'induisent en erreur. Victor Bachy ne lui rend pas service en ne relevant pas qu'il y a un problème.
Ce dont je donne acte à M Gianati mais ceci était déja noté dans le livre de joan Simon
This confusion, one of the rare points where the Autobiographie is clearly unriable is in a way enterely understandable.18

  • C'est Zecca, en 1903, qui a tout appris à Alice
Pour M Gianati, la jeune et inexpérimentée Alice arrive à conserver son poste de directrice de production alors que Zecca est son professeur. Elle fait de tels progrès qu'elle se maintient en 1904 quand "la production Gaumont évoluera nettement vers la mise en scène" (Sadoul)
Alice précise dans ses mémoires que son professeur fut Frédéric Dillaye, consultant de la première heure du comptoir général de photographie19
  • Pour établir sa liste de films d'Alice, M Gianati écarte celles de Victor Bachy et celles de Mc Lean et veut partir des listes qu'Alice a donné en enlevant ce qui, selon lui n'est pas d'Alice. Il note que les listes d'Alice "contiennent un message subliminal": il n'y a pas de film antérieur à 1902
Tout d'abord je ne vois pas très bien comment Alice, en 1953 20, aurait pu se rappeler de toute sa production . La source de la liste des films d'Alice semble être une "liste dactylographiée que vous m'avez remise" par Léon Gaumont en 1939. Les titres des films ne sont évidemment pas tout à fait exacts et M Gianati s'acharne à les interpréter dans le sens le plus défavorable à Alice.
Par exemple Alice cite dans ses mémoires "déménagement à la cloche de bois" qui peut être le (n° 149) de 1898 mais qu'il donne comme un film de 1907 (n°1616) 21
Je laisse à des gens compétents le soin de faire une critique de la liste de M Gianati.

Quatrième phase: Alice Guy confond les dates et parle de 1896 alors qu'elle a débuté en 1902 et son apport réel est d'avoir transformé la production Gaumont.
Pour conclure la conférence, il tout de même expliquer pourquoi des historiens se sont laissé tromper et essayer de recaser Alice dans l'histoire du cinéma

  • Une des raisons des erreurs des historiens sont les perpétuelles confusions de date d'Alice. M Gianati cite comme exemple majeur: "je fus la seule durant 17 ans à avoir droit à ce titre ( de metteur en scène) "; le dernier film d'Alice étant de 1919 il en tire argument pour donner son début de carrière en 1902.
Il omet qu'il y a une autre femme metteur en scène au début du cinéma, Lois Weber, qu'Alice connait bien puisqu'elle a joué pour Gaumont. Cette dernière réalise son premier film en collaboration avec Smalley en 1911 et un premier film conséquent "suspense" en 1913 : 1913-17= 1896 22 .
Il oublie qu'Alice écrit à Léon Gaumont en 1936 "A la tête du service de prise de vues... j'y ai consacré durant 11 ans le meilleur de moi même ":1907-11=1896.
Alice est d'ailleurs une mythomane conséquente23 qui a déclaré a un journaliste du New York Star en 1914 qu'elle avait débuté en 1896.
Elle récidive en 1939 Dans une lettre à Léon Gaumont24, puis en 1953 dans une lettre à Louis Gaumont, puis dans ses mémoires:.
"(Georges Sadoul) m'a promis de rectifier cette partie dans les prochaines éditions, ce qu'il a honnêtement fait bien que son énumération contienne encore des erreurs: la fée aux choux date de 1896 (chapitre 4)"
"Le premier film dont je parle dans la première partie de ces mémoires est de 1896 ( chapitre 7)" et enfin dans l'interview avec Victor Bachy en 1963.
Louis Gaumont la croit puisqu'il écrit deux articles sur elle avec cette date de début: 1896
Quand elle fait ses premières déclarations il y a des témoins ( Léon Gaumont, Feuillade, Zecca,..) et quand elle fait ses dernières déclarations il y a des historiens , personne ne l'a contredit.25
  • Elle a transformé (Gaumont) en 2 ans, de 1902 à 1904 , elle est devenue une grande société de cinéma : C'est là son titre de gloire
Comment croire à l'ascension fulgurante d'une femme dans une société déjà puissante en 1902 et dans une industrie qui n'en est déjà plus à ses débuts ?
Chacun peut écrire son histoire, puisque les preuves sont fragiles, mais celle là est vraiment improbable.
La version "traditionnelle", " Alice Guy a commencé a tourné en 1896" , a une base solide : les écrits non contredits d'Alice et de Léon Gaumont et aucune preuve contraire nouvelle n'est amenée dans cette conférence.

Si ce n'est ce parti pris, déboulonner Alice, la conférence est très documentée et présente des films rares. On ne se rend pas compte à la première vision que la moitié de l'exposé ne concerne pas vraiment le sujet mais les appareils Gaumont, la deuxième partie de la série N, la cité Elgé, les films et les photos d'époque.


PW1949 (d) 10 octobre 2012 à 18:28 (CEST)Pierre WACKHERR
  1. ↑ Description du chronophotographe dans la Nature 1896 2éme semestre par Mareschal p392.. ". La "biche aux bois" filmé par Ducom au Chatelet en 1896 et colorié approche les 35m (un avantage du 60mm est qu'il permet de colorier le film plus facilement ).Sadoul écrit même à propos de la biche aux bois  :"ce film de large format mesurait 35m et comportait un millier images" (T1 p375)
  2. ↑ New jersey Star 1914 rapporté par McLean p 23Victor Bachy p 35
  3. ↑ Léon Gaumont veut compléter dans les années 30 sa "notice sur les établissements Gaumont", la guerre arrivera alors que ce travail n'est pas fini. C'est cependant l'occasion de courriers et d'échanges de textes entre Madame Alice et Léon Gaumont .Dans la note manuscrite sur "les premiers client"s on lit:"Ce furent des forains, les Grenier qui avaient une grande loterie. Alice Guy qui réalisa les premiers films Gaumont , à partir de 1896, raconte qu'elle fut invitée....". Le document de la cinémathèque BIFI LG364-B50 serait un faux ? Léon Gaumont considère d'ailleurs Mme Alice comme une source fiable "Si je revois le journaliste de "7 jours" je lui donnerai votre nouvelle adresse en insistant pour vous demander de vive voix tous renseignements complémentaires qu'elle pourra désirer sur les débuts de prise de vues à la maison" 8 /9/1941 BIFI LG371B50
  4. ↑ Elle écrit d'ailleurs "je pense que la plupart des films figurant sur ce catalogue ont été achetés à des opérateurs du dehors ou pris à l'extérieur par des employés du laboratoire" (1954, lettre à Louis). ( "à l'extérieur" signifie bien qu'il s'agit de reportages, pas de fictions). L'évocation de la série N dans la conférence, sous prétexte qu'Alice croit y reconnaître un film dans le catalogue, n'apporte rien si ce n'est l'exposition d'un catalogue de 1907 commençant au n°11.
  5. ↑ Les autres transpositions 60mm effectuées concernent plusieurs films de la Série A 35mm suivant Bachy et Mc Lean :baignade de chevaux à la caserne(377), promenade des animaux au jardin d'acclimatation (378) , baignade dans le grand bain (380).
  6. ↑ McMahan p15: with a demonstration film like la fée aux choux it would have been easier for Gaumont to win such a contract with the Chatelet
  7. ↑ New jersay Star 1914 McLean p23
  8. ↑ Lear vend ses négatifs en 1898 d'aptès Sadoul. Gaumont produit peu de fictions par rapport à Pathé, mais sa production interne n'est tout de même pas nulle. La production de fictions Gaumont de cette période est modeste comparée à celle de Pathé mais ce n'est pas non plus un argument pour en écarter Alice.
  9. ↑ AG: Il y avait une petite maison que Gaumont avait à Belleville, Il y avait ce jardin et devant il y avait une petite plateforme cimentée et c'est là que j'ai tourné mon premier film. .... VB: Cela date de quand alors ? AG: Cela date de 96. Les gens n'avaient jamais vu ça. J'habitais entre l'Académie et l'école des Beaux Arts ( et non à Belleville. La petite maison est celle ou habite Gaumont !) Les premiers ans du cinéma français Institut Jean Vigo 1985
  10. ↑ Archives numérisées de Paris. plan parcellaire quartier Combat 132 éme feuille E. L'argument est d'ailleurs inutile puisqu'il vient d'être démontré que "la fée aux choux" n'est pas de 1896. La maison que loue Alice est de toute manière à quelques mètres du fond du jardin de Gaumont( de l'autre coté de la ruelle des sonneries)
  11. ↑ Il me semble que M Gianati se trompe dans l'orientation du bâtiment: Le moteur à gaz ne peut être qu'a l'Est ( à l'opposé de l'entrée de la ruelle des sonneries) ce qui donne la terrasse sur la chambre noire au Nord. Il est difficile de se faire une idée sur le début des constructions car il n'existe, ruelle des sonneries, qu'un permis de construire du 28 Décembre 1896. L’agrandissement incontestable de 1899 n'a pas, à ma connaissance, de permis connu. Les permis suivants datent de 1904 et sont enregistrés au 12 rue des alouettes.
  12. ↑ Pour être exact celui de la maison de sa femme au 55 rue de la Villette. Celui ci donne aussi sur la ruelle des sonneries
  13. ↑ M Gianati donne lui même une photo de Zecca avec un ballon marqué Elgé dans lequel se reflète cette verrière, ceci en 1903. Cette verrière n'a manifestement rien à voir avec une "verrière branlante" telle que l'a décrite Alice dans ses mémoires à propos de 1896 . Il donne aussi des photos de tournage dans le jardin. C'était "une sorte de véranda qui était adossée à un mur en briques dont les cotés étaient pleins jusqu'à hauteur d'appui, au dessus vitré en verre dépoli ainsi que la toiture ; au sol un parquet en sapin monté à l'anglaise à joints perdus; la face restait ouverte. Ce fut le premier plateau organisé de la maison Gaumont " 90 ans de cinéma page 101
  14. ↑ Le temps 23 et 30 Septembre 1933 sur Gallica
  15. ↑ voir note 3
  16. ↑ "La fée aux choux" est un film de 20m qui apparaît dans le catalogue 1901 et est toujours là dans le catalogue 1908 sous le n°379. (cahier de la cinémathèque Dec 95. En feuilletant le catalogue Gaumont de janvier 1908. Roger Icart), "sage femme de première classe apparaît en 1902 sous le n° 626, il fait 100m.
  17. ↑ Le titre "sage femme de 1ere classe" n'est tout de même pas très en rapport avec le sujet. Il est cité approximativement par Victor Bachy ce qui accroît la confusion
  18. ↑ Adam Williams. Joan Simon p 36
  19. ↑ M Bailly écrit une description du chronophotographe dans la Science Illustrée 2éme semestre 1896. Si, suivant Laurent le Forestier, le poste de Zecca chez Pathé n'était "pas très clair" il varie entre "inspecteur général "ou "directeur général" d'une société qui produit plus de fictions que Gaumont ( souvent des copies des oeuvres des autres). Il vient chez Gaumont en 1903 ( la datation est de M Gianati, Sadoul ( p291 et 348) et Alice donnaient 1904 ), ce qui prouve au moins que Gaumont avait un studio sinon comparable à Vincennes du moins convenable. La pauvre Alice devrait donc immédiatement perdre son poste et au lieu de cela Zecca lui sert gentiment de professeur. C'est surement par reconnaissance qu'elle rétablit la paternité des "Méfaits d'une tête de veau" à Zecca
  20. ↑ Alice déclarait en réponse à l'envoi de la liste "J'étais surprise du nombre de films que j'avais moi même dirigé". Elle est peinée de voir la fée printemps, Esmeralda , la vie de Jésus attribués à Feuillade9/10/39 16/10/39 BIFI LG 371B50
  21. ↑ Victor Bachy donne lui le n°1617 et la date de Septembre 1906 pour ce 2eme film de 92m. Notons que M Gianati écarte plusieurs films de 1907 ( pour cause de départ d'Alice aux Etats Unis) mais que celui là est conservé.
  22. ↑ La seconde femme metteur en scène fut une Americaine, Mrs. Smalley qui a travaillé d’abord sous nos ordres à Flushing pour le parlant " lettre à louis Gaumont 5/01/53
  23. ↑ Elle doit être en pleine confusion de date lorsqu'elle écrit en 1954 à Louis Gaumont: " Je pense que les Lumière, avec ‘L’arroseur arrosé’ sont les premiers metteurs en scène. Je ne revendique que le titre de première femme metteur en scène auquel je fus seule, pendant 17 ans, a avoir droit. La seconde femme metteur en scène fut une Americaine, Mrs. Smalley qui a travaillé d’abord sous nos ordres à Flushing pour le parlant " Louis lui répond : « Votre remarque sur la priorité des Lumière en tant que premier metteur en scène est tout à votre honneur,mais certains assurent que ‘L’arroseur arrosé’ ne date que de 1900. Il est un fait, c’est qu’il ne figurait pas au programme du Grand Café de décembre 95. » Elle récidive: « J’affirme que ‘L’arroseur arrosé’ a été présenté à une séance privée de la Société d’Encouragement à l’Industrie Nationale, Bd. St. Germain, avant l’ouverture du Grand Café, et si cette ouverture a eu lieu en 1895, cela confirme mon dire que j’ai bien commencé en 1896, puisque Demenÿ était déjà en rapport avec la Maison et que l’appareil de prise de vues était à l’étude, en 60mm et avec le premier entrainement à cames que vous connaissez. » 5 Janvier 54 , 19 Janvier 54, ? Janvier 54 BIFI LG371B50
  24. ↑ la lettre est corrigée par Léon Gaumont avec la mention "à compléter" sur le description de 6 lignes de son premier film en ... 1896 BIFI LG374-B51,
  25. ↑ Lacassin proposait comme explication du début de carrière d'Alice: "A titre accessoire et pour les besoins de la démonstration, Gaumont a produit jusqu’ici quelques bandes documentaires ou d’actualité. Le succès du nouvel appareil l’oblige à fournir aux acheteurs des films de fiction analogues à ceux de Pathé. Il charge son active secrétaire d’organiser cette nouvelle branche. Faute de moyens et de personnel qualifié, Mlle Alice va régler elle-même le problème. (…) L’initiative ayant rencontré les succès et l’expérience ayant plu, son auteur va récidiver. Elle en a le loisir : il s’agit de réaliser en tout et pour tout de douze à vingt très courtes bandes par an." ( contre histoire du cinéma) Anthony Slide était du même avis: "It was possibly this lack of interest which led him, early in 1896, to allow his secretary Alice Guy, to write, photograph and direct, with the help of a friend, Yvonne Mugnier-Serand, a short titled ‘La Fée aux choux’ (Early women directors p 15)

Alice Guy inventing the movies 1896



Alice Guy inventing the movies 1896

dimanche 1 février 2009

vendredi 26 septembre 2008

Association Alice Guy Production


Association "Alice Guy Production" "Alice Cooperatif Concept"

6 projets CréaRîF 2008 ont été primé le 29 mai, le prix de l'entrepreunariat féminin a été décernée à Alima Arouali,qui anime l'association Alice GUY pour son projet Vidéo Femme. Alice GUY est accompagnée par Alice Cooperatif Concept.

l'’association ALICE GUY PRODUCTION a été créée en décembre 2006. Elle réunit des techniciens et techniciennes de l’audiovisuel et du cinéma, des réalisateurs et réalisatrices, des militants associatifs et syndicaux.

Son objectif consiste à mettre à la disposition des femmes des quartiers défavorisés des compétences permettant de s’exprimer par la vidéo.

Depuis de nombreuses années se sont mis en place des ateliers artistiques autour des pratiques audiovisuelles et d'éducation à l’image destinés, la plupart du temps, à un public d’adolescents. ALICE GUY propose des ateliers destinés à des femmes et jeunes filles des quartiers populaires, la plupart du temps exclues de ce type de dispositif. L’objectif n’étant pas de les transformer en spécialistes de l’audiovisuel mais de leur permettre d’être un peu plus libres face à des flots d’images qui, trop souvent, montrent une réalité éloignée de leurs préoccupations.

La vie d’une femme dans les milieux populaires, consiste la plupart du temps à élever les enfants, à travailler et/ou à s’occuper des tâches ménagères. Elles n’ont pas beaucoup de loisirs, tout leur temps et leur énergie étant consacrés à la famille. Elles ne s’autorisent que rarement à faire quelque chose pour elles-mêmes. Le manque de temps et d’argent étant aggravé, pour certaines d’entre elles, par les limites sociales, culturelles ainsi que les problèmes de langues et d'analphabétisme renforçant ainsi leur isolement.
Donner les moyens à des femmes des quartiers de s’emparer d’une caméra, c’est déjà rompre une certaine forme d’enfermement, leur ouvrir une nouvelle forme de communication pour se raconter, raconter leur quotidien, leur environnement, le montrer aux autres.
L'année 2008 sera consacrée à la mise en place du premier atelier « VIDEO-FEMMES ». Alice Guy ambitionne, en partenariat avec Martine Delpon, VIDEO-FEMMES de Créteil,videofemmes.blogspirit.com/ qui a une expérience de plusieurs années d’ateliers vidéo avec des femmes du quartier du Mont-Mesly dans le cadre Festival du film de femmes de Créteil, de créer une « fédération » de VIDEO- FEMMES dans toute l’Ile de France.

Qui est Alima Arouali ?
Alima est chef monteuse et réalisatrice de documentaire , elle a réalisée avec Anne Galand :
on est pas des steaks hachés en 2002
Elles racontent leur rencontre et l'aventure de la réalisation du documentaire : Alima AROUALI est monteuse ; Anne GALLAND est cadreuse et réalisatrice d'un premier film documentaire : "PORTRAIT À QUATRE MAINS".
Elles militent depuis longtemps dans le même syndicat du spectacle, mais c'est sur un stage d'écriture de scénario, en 96, qu'elles se sont vraiment rencontrées. En 99, Alima devient le personnage central du film d'Ali AKIKA :
"ENFANTS D'OCTOBRE", dont Anne fait l'image.
La grève des McDo, fin 2001, leur donne envie de réaliser ensemble un film sur cette lutte dans laquelle elles trouvent naturellement leur place dans le comité de soutien.



Qui était Alice Guy ?

En mars 1894, Alice Guy n’a que 21 ans, lorsqu’elle est engagée comme secrétaire par Léon Gaumont. Dans le courant de l’année 1895, un jeune savant, Georges Demeny, propose sa dernière invention à Léon Gaumont, le " phonoscope ", capable d’enregistrer et de projeter des vues animées. Alice est très intéressée par ces nouvelles techniques : « avec cet incroyable outil qu’est le cinéma, ne pourrait-on pas faire quelque chose d’autre que de filmer des défilés, des trains qui entrent en gare ou du personnel qui sort d’une usine ? Et si on racontait des histoires ? »


C’est ainsi que Alice Guy réalisa le premier film de fiction du monde. Il fut tourné à Belleville par un dimanche ensoleillé à la fin de l’été 1896, « La Fée aux choux » (20 mètres de pellicule en 60 millimètres, durée : 1 minute 30). Ce fut un tel succès qu’une longue série de films suivit. Des films de plus en plus longs sur des thèmes très divers. Alice Guy assura la prospérité de la maison Gaumont pendant les onze années suivantes, jusqu’en 1907, date à laquelle elle se marie avec Herbert Blaché. Le jeune couple quitte la France pour les Etats-Unis où Alice Guy continuera à faire et à produire des films. Elle revient en France, après son divorce en 1922, où tout le monde l’a oubliée. Ce n’est qu’en mars 1957 que la Cinémathèque française lui offre un discret hommage. Elle s’éteint en 1968 aux Etats-Unis.


Il faudra attendre 17 ans après « la fée aux choux » pour que d’autres femmes deviennent metteuses en scène.



Association ALICE GUY PRODUCTION

21 allée de Fontainebleau

75019 PARIS


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29 mai 2008 : Speed-dating de l'économie sociale et solidaire au
Conseil régional d'île-de-France
160 rendez-vous d'affaires pour 55 porteurs de projets sélectionnés par
CréaRÎF organisés à la Région. 6 prix remis aux meilleurs projets.
Accompagner les porteurs de projets sur plusieurs mois
Réussir à créer son activité nécessite un réseau de partenaires. Dès 2003, la Région Ile-de-
France installait CréaRîF, avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la
Direction Régionale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
En 2008, la troisième édition de CréaRîF, portée par l'Atelier, a permis à 111 porteurs de
projets de bénéficier de diagnostic-conseils réalisés entre avril et mai par 43 structures
d'accompagnement. 55 d'entre eux ont été sélectionnés pour participer à la convention
d'affaires du 29 mai 2008.
Le 29 mai : un vivier de nouveaux projets
Les 55 porteurs de projets CréaRîF retenus vont présenter leur dossier lors de rendez-vous
personnalisés avec des partenaires techniques et financiers, dont : Le Crédit Coopératif, la
Nef, la Fondation Chèque déjeuner, Cigales et Garrigue, Fondation Macif, les Fonds
territoriaux France Active ainsi que des couveuses, des coopératives d'activités et d'emplois
et des accompagnateurs de la création et du développement....
6 lauréats récompensés
A 17h30, Francine Bavay, Vice présidente du Conseil régional en charge de l'économie
sociale et solidaire, la Fondation Macif et l'école Advancia récompenseront les six meilleurs
projets :
1er prix, Prix de l'entrepreneuriat dans
l'économie sociale et solidaire
Prix de l'entrepreneuriat jeunesse
Prix de l'entrepreneuriat féminin
Prix de la meilleure reconversion
professionnelle
Prix « Pratiques environnementales »
Coup de coeur du jury
Le lauréat du premier prix se verra remettre 7 000 €. Les autres lauréats recevront 5 000 €.
Tous feront l'objet de films courts diffusés dès la rentrée.
Informations pratiques
Pour participer à la journée du 29 mai 2009, merci de contacter Charlotte Dudignac
charlotte.dudignac@atelier-idf.org - Port : 06 70 95 29 20 - Tel : 01 40 38 40 38
Horaires et adresse : 9h/ 19h- Hémicycle de la Région - 57 rue de Babylone- 75007- Paris
Programme de la journée, détail des prix, présentation des partenaires :
www.atelieridf.org/crearif